Vous êtes handicapés et vous souhaitez vous inscrire à l’université de Bourgogne : rendez vous sur le site de l’université de bourgogne pour connaître les modalités d’accès handicap
Liens : http://www.u-bourgogne.fr/index.php?rid=40 http://www.u-bourgogne.fr/pole-handicap/
Le Pôle Handicap est une structure de l'Université de Bourgogne qui comprend un Chargé de Mission et une Chargée d'Accueil permanent. Il vous aide dans vos démarches, recherche de stages et d’emplois en entreprise et met à votre disposition des aides techniques tel que : Photocopies gratuites de documents, un "espace malvoyants "à la bibliothèque universitaire droit-lettres avec matériel adapté pour les déficients visuels (PC imprimante braille, agrandissement de caractères, synthèse vocale...).
Afin d’anticiper et d’organiser au mieux votre arrivée à l’Université de Bourgogne, par le biais du site web : http://www.u-bourgogne.fr, rubrique La Vie à l’UB puis Personnes Handicapées, remplissez la fiche liaison Lycéen Handicapé-Université de Bourgogne dès que possible.
L’enseignement supérieur est censément accessible à tout frais bachelier. Mais cette égalité de droit est bien moins évidente en réalité qu’en principe, lorsque le bachelier dont il est question est handicapé. Pour celui-ci les obstacles semblent nombreux, voire infranchissables, sur la route du diplôme. L’ambition de cette fiche pratique : mettre en évidence qu’il est possible de remédier aux situations handicapantes, notamment par le biais d’un dense tissu associatif, et sensibiliser au problème ceux de nos lecteurs qui marchent debout. Il est difficile de dire, pardonnez l’expression, que les fauteuils roulants courent les couloirs de nos Facultés. Environ une personne sur dix est porteuse d’un handicap en France ; or la proportion de jeunes handicapés parmi les étudiants est bien moindre, et montre pertinemment l’inaccessibilité présente de l’université aux personnes handicapées. On pourrait arguer que c’est en fait la société dans son ensemble qui leur reste hermétique. Pourtant, depuis la loi d’orientation de juin 1975, les démarchent législatives se sont multipliées dans l’optique d’une meilleure intégration sociale des personnes handicapées, d’une réelle égalité des chances. Mais la situation évolue lentement. Car, même si l’arsenal des textes législatif existe bel et bien, il est particulièrement difficile, long et coûteux de transformer la ville, les institutions et les mentalités. Long et coûteux de modifier la voierie, les moyens de transports en commun ou le mobilier urbain pour permettre la circulation des fauteuils roulants, difficile pour un patron d’admettre que l’embauche d’une personne aveugle n’équivaut pas à jeter de l’argent par la fenêtre. Un exemple de cette bonne volonté dont les fruits sont longs à mûrir : depuis un décret publié en 1994, des commissions départementales sont chargées de contrôler l’accessibilité des établissements recevant du public avant leur inauguration, ou après une rénovation qui a nécessité un permis de construire. Malheureusement ce n’est pas si souvent que l’on réhabilite des équipements publics, il faudra patienter pour que le changement soit patent et, jusque là, nombre de campus ou de cités-U resteront hors de portée : il suffit d’une volée de marches aux portes d’une Université centenaire pour en faire l’imprenable donjon du savoir.
Si l’entrée en Fac nécessite d’ordinaire un minimum de préparation, celle d’un étudiant handicapé relève souvent du parcours du combattant. Il lui faut trouver des lieux d’études et de vie adaptée, obtenir la prise en charge financière d’un matériel particulier ou d’une assistance nécessaire... Et frapper aux bonnes portes.
Mais à quelles portes frapper ? - A celle des bureaux d’accueil des étudiants handicapés qui existent dans certaines facs et qui coordonnent les différentes prestations proposées (aménagement des horaires de cours, de la durée des examens, mise à disposition d’une tierce personne, etc.). On peut se procurer gratuitement, auprès du Ministère de l’Education Nationale, un guide qui recense ces services et précise le degré d’accessibilité de chaque université. - A celle du CNOUS (Centre national des Œuvres universitaires et scolaires), qui édite une brochure également gratuite où figure la liste des résidences universitaires ouvertes aux personnes à mobilité réduite. - A celle des caisses d’assurance maladie et de l’AGEFIPH (Fonds de soutien à l’insertion es personnes handicapées) pour le financement des aides techniques (comme les adaptations de l’outil informatique), souvent indispensables et généralement hors de prix, car fabriquées en très petite série. - A celle des associations de personnes handicapées, dont la diversité n’a d’égal que la richesse des services qu’elles proposent (transport adapté du domicile au lieu d’études, offres de logement, aide juridique, etc.).
Les associations de personnes handicapées
Dans le champ complexe et polymorphe du handicap, le domaine associatif a su prendre une place prépondérante et se montrer bouillonnant de dynamisme. Les associations, nombreuses et souvent concentrées sur un type plus ou moins précis de handicap, ont fleuri et pris de l’importance en assumant petit à petit un rôle de service public qu’on aurait pensé dévolu à l’Etat. Aujourd’hui elles sont devenues gestionnaires de la plupart des structures contribuant à l’intégration des personnes handicapées. Ainsi, une association de dimension nationale comme le GIHP (Groupement pour l’insertion des personnes handicapées physique), fédérant une trentaine d’antennes locales ou régionales, en charge d’autant de services de transport adapté aux personnes handicapées physiques, n’était, à l’origine, à la fin des années 60, constituée que d’une poignée d’étudiants en fauteuil qui, empêchés de se rendre jusqu’à la fac, s’étaient bricolés une vieille fourgonnette.
Comment apporter sa contribution ?
Mais c’est bien simple. D’abord, se poser quelques questions essentielles. Existe-t-il déjà des associations locales spécialement concernées, ou bien une association d’étudiants handicapés dur le site de votre l’université ? Quel est le degré d’accessibilité de la fac et de son environnement, quels sont les efforts faits par l’administration en direction des ces étudiants et comment ces efforts peuvent-ils être accrus au regard de ce qui existe ailleurs ? Ensuite, trouver des réponses à ces questions en contactant le bureau d’accueil des étudiants handicapés, mentionné plus haut, s’il en existe, et les grandes associations nationales (voir encadré) qui sauront vous apporter toute la documentation nécessaire et vous aiguilleront vers leurs délégations régionales ou locales. Enfin, envisager les solutions à votre portée. Recenser les pierres d’achoppement semble la première étape : faire la liste des carences les plus évidentes en matière d’accessibilité, en prenant des photos des endroits les plus difficiles d’accès, étudier ce qui, parmi ces carences, contrevient à la loi. Après ce premier défrichage du terrain, devenu moins vague, vous vous serez confectionné un petit dossier utile pour convaincre tel ou tel décideur. Il convient ensuite d’envisager le mode d’action et la structure idoine. Votre association peut très bien organiser des actions de sensibilisation sur la ville ou l’université. Mais il peut être utile que soit créée une association spécifique, surtout s’il n’en existe pas encore. D’autant que les associations de personnes handicapées ont la possibilité, non négligeable de se porter partie civile en cas de non respect des lois relatives à l’accessibilité. Là encore les associations nationales peuvent être d’un grand secours, pour la rédaction des statuts ou la recherche de subventions. N’hésitez pas, quelque soit l’action entreprise, à solliciter leur coopération : leurs adhérents sont nombreux et leurs moyens de pression non négligeables (on ne compte pas les procès qu’elles ont engagé, justement, contre les collectivités territoriales).
Quelles actions mener ?
Il existe à priori trois niveaux d’intervention :
- Auprès des instances universitaires et des collectivités pour obtenir les aménagements nécessaires. Là, si vous avez constitué le petit dossier susdit démontrant qu’accéder à l’amphi B e fauteuil relève du parcours du combattant, c’est le moment de le sortir et de le produire aux yeux rendus ronds par la stupeur des élus étudiants (j’exagère un peu ; toujours est-il que ceux qui ne sont peut-être pas sensibilisés au problème gagneraient en ce cas à l’être, leur voix étant précieuse). Un projet bien ficelé, concernant l’accueil des étudiants handicapés par exemple, peut obtenir un financement du FAVE (Fonds d’Aide à la Vie Etudiante).
- Auprès des étudiants handicapés eux-mêmes, en leur prodiguant renseignements utiles et soutien logistique, surtout s’il n’existe par sur la fac un relais d’information ou un bureau d’accueil spécialisé. Organiser un service de transport adapté pour les étudiants dans la ville voire à l’intérieur du Campus, proposer un accès libre à du matériel informatique idoine ou des documents en braille (un guide pour étudiants p.e ;), mettre en place un accompagnement sont autant de possibilités. Là encore, il convient de demander conseil aux associations de personnes handicapées pour déterminer les nécessités réelles, éviter les excès et les incompréhensions.
- Auprès des autres étudiants enfin, en conduisant des manifestations de sensibilisation. Celles-ci sont nombreuses et peuvent se dérouler autant en ville que sur le campus, suivant ce qu’il apparaît crucial de souligner. Des associations de personnes handicapées (comme l’APF, l’Association des paralysés de France, l’a fait récemment à Paris) ont de nombreuses fois bloquées la circulation des transports en commun pour protester contre leur inaccessibilité aux fauteuils roulants.
Accès aux bâtiments du campus
La loi du 11 février 2005 oblige la mise en accessibilité des services ouverts au public dans les Etablissements de l’Enseignement Supérieur pour toutes les formes de Handicap. Avant le 01/01/2011, tous les bâtiments devraient être aux normes.
La planification de la mise en conformité est en cours afin de parer au plus urgent, c’est-à-dire supprimer « les points noirs ».
Le tableau suivant vous informe sur l’état actuel de l’accessibilité aux locaux pour les personnes à mobilité réduite (cf. le plan d’accès pour les circulations)
Accessible (plan incliné, télé-marches, élévateur patio doit-lettres et amphithéâtre Aristote-Platon. Entrées par le sous-sol et le bâtiment d’extension. Certains amphis de l’ancien bâtiment sont inaccessibles pour les usagers en fauteuil.
Musicologie
Etudes difficiles à Chabot Charny pour un étudiant en fauteuil. Pas d’ascenseur pour atteindre le 4ème étage !!
Sciences et Techniques
Accès par les entrées nord et ouest. Les amphis sont accessibles par le haut et le bas.
Sciences Vie, Terre, Environnement
Accès indirect par le sous nord. Les services sont accessibles à tous les niveaux (sauf la scolarité au rez-de-chaussée)
SERVICE DE TRANSPORT DES PERSONNES À MOBILITÉ RÉDUITE (TPMR) – ADMISSION PREALABLE OBLIGATOIRE
La Communauté d’Agglomération Dijonnaise en collaboration avec DIVIA et l’Association Taxis Dijon propose aux personnes en fauteuil roulant demeurant dans l’agglomération dijonnaise un service de transport adapté.
Cette prestation fonctionne entre 6h00 et 00 h 15, du lundi au samedi, le dimanche et les jours fériés de 9h00 à 00 h 15 (sauf le 1er mai).
Les déplacements s’effectuent en taxi ou minibus, mais seuls ces derniers peuvent accueillir des fauteuils électriques. Les trajets ne peuvent excéder le périmètre de l’agglomération dijonnaise. Réserver le véhicule au moins 2 h 00 à l’avance.
Les demandes d’admission sont disponibles auprès de :
LE GRAND DIJON – Service DIVIACCES 40 Avenue du Drapeau 21000 DIJON 03.80.50.35.35 Fax : 03.80.50.13.36 Email : contact@grand-dijon.fr Site web : www.grand-dijon.fr
SERVICE DIVIACESS EN SOIREE : Un service de soirée permet aux personnes admises à utiliser le service DIVIACESS d’assister à diverses manifestations organisées dans des lieux adaptés. Ce service est assuré par un minibus pouvant transporter les personnes en fauteuil. Les renseignements et les inscriptions peuvent être obtenus en appelant le : 0.800.10.2004 (appel gratuit depuis un poste fixe), puis touche n° 2
COUT DES TRANSORTS – DIVIA : Les bus DIVIA sont gratuits, sur présentation d’un justificatif, pour les malvoyants, les demandeurs d’emploi et les personnes âgées de plus de 65 ans sous condition de ressources. Renseignements : Le Grand Dijon 03.80.50.35.35 ou les C.C.A.S. (Centre Communaux d’Action Sociale), du domicile de la personne Site Internet : www.divia.fr
SNCF Pour préparer votre voyage et connaître : • les équipements en gare • les avantages accordés aux voyageurs munis d’une carte d’invalidité • nos conseils aux personnes déficientes visuelles • nos suggestions aux personnes déficientes auditives • les facilités pour les personnes circulant en fauteuil roulant Vous disposez du numéro vert : « SNCF-Accessibilité Service » 0 800 15 47 53 disponible 24h/24 et 7j/7 et du site web : www.voyages-sncf.com/voyageurs-handicapés/ Ces informations sont également disponibles dans les gares, les boutiques SNCF, les agences de voyages agréées au numéro unique SNCF « 3615 » (0,34 euros TTC/mn) En tapant 4 puis 6 ou en disant « Services » puis « Handicap » Pour réserver et acheter votre titre de transport : Vous pouvez obtenir les horaires de tous les trains, connaître l’état du trafic, réserver et/ou acheter votre billet en utilisant les mêmes sites précédents. *Attention : Les services Minitel et internet ne vous permettent pas actuellement de réserver l’espace dédié aux personnes en fauteuil roulant, ni d’acheter des billets avec des réductions liées à votre carte d’invalidité, ainsi que ceux nécessitant la fourniture de pièces justificatives (congés annuels,…). Pour toute information complémentaire, vous pouvez vous procurer en libre service à la Gare le « mémento du Voyageur Handicapé – Grandes lignes et TER ».
AIR FRANCE Pour toute information et réservation 0 820 820 820 Fax : 03.80.30.74.95 Email : mail.agence@airfrance.fr
Air France dispose par ailleurs d’un service d’assistance payant aux personnes handicapées (SAPHIR). Pour toute information ou réservation, 0 820 01 24 24vous pouvez appeler le ou les joindre par fax au 04.93.18.53.50 Email : mail.saphir@airfrance.fr Du lundi au vendredi de 9 à 18 h 00 et le samedi de 9 h 00 à 19 h 00