H1N1 : « J'ai décidé de me faire vacciner » - J+20
Par La rédaction de GENERATIONCAMPUS.COM le 05.10.2009 | 16:00
Après plusieurs semaines d’hésitation, Agrippine a pris sa résolution, elle va se faire vacciner. Suivons-là, heure par heure, jour par jour...
Mercredi 6 janvier 2010
A quand une petite annonce sur Ebay : « Vend lots de vaccin, neufs, cause surstock. Urgent : durée de validité limitée » ? A peu près tous les médias en ont parlé, l’Etat a surévalué les besoins en vaccin antigrippaux A et en a commandé beaucoup (beaucoup) trop par rapport à la demande réellement constatée. Voilà une aubaine pour les anti-vaccin, non ? Je les entends d’ici : « On vous avait bien dit que la campagne de communication n’avait pas d’autre but que d’écouler les stocks de vaccins en surnombre, gnagnagna… » Halte là, faudrait pas devenir idiots sous prétexte d’être méfiants. La pandémie de grippe A n’a pas l’ampleur annoncée, certes, et on découvre peu à peu que certaines personnes ont été contaminées sans développer le moindre symptôme (les veinards, ça c’est un vaccin sans douleur). Mais parallèlement, les services hospitaliers de réanimation ont fait le plein de personnes contaminées qui se retrouvent dans un état grave sans avoir d’autres pathologies. Donc, cette drôle de grippe choisit ses victimes à la tête du client : toi je t’épargne, toi je te tue. Re-donc, le seul moyen connu de neutraliser cette roulette russe, c’est de passer par la case vaccin. Pas pour être un bon petit citoyen qui aide son pays à écouler ses stocks, mais parce que être perspicace incite à se protéger.
Agrippine Anatomy
Mardi 15 décembre
Bingo, je suis enfin immunisée contre H1N1. Les 3 personnes qui se sont fait vacciner en même temps que moi le sont aussi, et elles n’ont subi aucun des effets secondaires qui m’ont obligée à me mettre au lit avec une bouillotte. Donc, le problème venait de moi et pas du vaccin, puisque nous avons reçu au même moment des injections provenant du même lot. Désolée, je fais un mauvais cobaye ! Quant à la situation générale… Bientôt les vacances et les virées à travers le monde, avec brassage de postillons et échanges de verres de l’amitié. Il faut donc se procurer 2 ou 3 infos avant de s’envoler pour l’étranger. Dans la plupart des pays d’Europe de l’Ouest, l’épidémie est d’intensité modérée ou forte selon l’Institut de veille sanitaire (Invs), mais elle a atteint son pic et se trouve en diminution dans un certain nombre de pays du Nord (Belgique, Islande, Irlande, Pays-Bas, Pays de Galles, Norvège). Dans la France d’Outre-Mer, l’épidémie a pris fin à la Réunion, à Mayotte, en Guyane, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à Wallis-et-Futuna. La première vague épidémique est terminée aussi en Guadeloupe et en Martinique avec toutefois un risque de deuxième vague. À Saint-Martin et à Saint-Barth’, apparemment les sentinelles ne savent pas trop si l’épidémie est stable ou recrudescente. Bref, pour tout savoir, RV sur le site de l’INVS, et sur celui du ministère des Affaires étrangères (« conseils aux voyageurs »).
J+12 après l’injection du vaccin. Encore 3 jours et je serai immunisée. Yesss ! Mais tout le monde n’a pas cette chance. Le préfet de Côte-d’Or ferme tous les jours des classes voire des établissements scolaires entiers, suite à des signalements de cas suspects de grippe A : le 4 décembre à Fontaine-Française, Longvic et Touillon, le 7 à Tillenay, Semur-en-Auxois et Verray-sous-Salmaise, et le 8 à Daix et Marsannay-la-Côte. Dans la Nièvre et la Saône-et-Loire, pas de fermeture ce mois-ci, mais dans l’Yonne, le préfet a bouclé quatre écoles à Auxerre, deux à Toucy et deux à Beaumont. Rien de très grave pour l’instant, mais au 3 décembre, on comptabilisait quand même 92 décès en France, liés à la grippe A, dont 14 survenus chez des patients n’ayant pas de facteur de risque connu. Donc… la vaccination reste la meilleure arme, semble-t-il. Et c’est qui qui pique ? Des médecins, des infirmiers, bien sûr, et puis tout plein d’étudiants ! Je me documente et je vous en reparle plus en détail.
Vendredi 4 décembre
Voilà voilà, z’avez le bonjour d’Agrippine : je suis à nouveau sur pied ! Les statistiques et mon médecin avaient raison, il suffisait d’attendre que ça aille mieux. Entre temps, je me suis documentée auprès de l’Organisation mondiale de la santé sur l’innocuité des différents types de vaccins. Avec 80 millions de doses distribuées à l’échelon de la planète et plus de 65 millions de personnes vaccinées, on commence à avoir quelques données… Les campagnes menées à travers le monde utilisent des vaccins inactivés sans adjuvant, des vaccins inactivés avec adjuvant et des vaccins vivants atténués. Or à ce jour, l’OMS indique qu’il n’a été décelé « aucune différence quant au profil d’innocuité entre les différents vaccins utilisés ». D’ailleurs, l’ensemble des vaccins antigrippaux A aurait un profil d’innocuité analogue à celui des vaccins contre la grippe saisonnière. Que l’OMS qualifie d’« excellent ». Ce que j’en pense ? Si l’OMS prend la peine de communiquer sur le sujet, c’est qu’on est pas les seuls à se poser des questions.
Plus d’infos sur le site de l’OMS: www.who.int/fr/
Mercredi 2 Décembre
Je sors de chez le médecin. Diagnostic : d’après mes symptômes, il ne s’agirait ni d’un virus ni d’une bête maladie. En revanche, il est possible que ce soit un effet du vaccin qui « secoue un peu ». En clair, chaque organisme peut développer ses propres réactions au vaccin, sans qu’il y ait de quoi s’inquiéter pour autant. Si j’en crois l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) qui a mis en place un programme de surveillance des effets indésirables des vaccins grippaux A, je ne suis pas un cas isolé. 220 signalements d’effets indésirables non graves ont été enregistrés sur le territoire français du 21 octobre au 22 novembre 2009, dont plus de la moitié affectent l’état général (douleurs, fatigue, vertiges, etc.). Les symptômes disparaissent d’eux-mêmes, faut juste attendre que ça passe. Me voilà rassurée.
Plus d’infos sur www.afssaps.fr
Mardi 1er Décembre
Parlons un peu des adjuvants. Pendant l’entretien avec le médecin du centre de vaccination, j’ai demandé s’il était possible d’avoir le vaccin sans adjuvants. Réponse : non. Re-question : quelle est la différence entre les deux formes de vaccins ? Re-réponse : le vaccin avec adjuvants est capable de nous protéger du virus et de ses mutations, l’autre pas. Conclusion, je suis repartie avec ma dose d’adjuvants dans le bras. A part ça, pas de bol : j’ai dû choper un truc qui traînait dans l’air ce week-end et me voilà clouée au lit. J’ai un plat de nouille entre les oreilles, la nuque raide, la respiration chaotique et à peu près autant de tonus qu’une serpillière. Comme je n’ai pas de fièvre, j’ai pu écarter d’autorité l’hypothèse d’une contamination par la grippe A. J’en saurai plus dès que je serai passée en consultation...
Dimanche 29 NOVEMBRE 2009
Depuis l’injection, j’épie en douce l’éventuelle apparition des symptômes de la grippe. Le médecin du centre de vaccination m’a prévenue : s’ils surviennent, pas de panique mais ils ne doivent absolument pas durer plus de 48h. Au-delà, retour à la case toubib. En ce qui me concerne, j’en suis désormais à J+2 : toujours mal au bras comme si j’avais été rouée de coups (impossible d’aller chercher une réconfortante tablette de chocolat en haut de l’armoire), mais pas un seul des symptômes de la grippe. Ouf. Me voilà immunisée. Enfin presque. Efficacité sous 15 jours, pas moins. D’ici là, j’ai intérêt à ne pas croiser la route de la pandémie. Et encore, j’ai de la chance : les enfants à qui on administre une demi dose doivent y retourner 3 semaines plus tard pour une seconde injection.
Vendredi 27 - bis
Retour du centre de vaccination. Ayé, c’est fait, je suis piquée. La bonne nouvelle ? L’injection est à peu près indolore. La mauvaise ? Ça fait mal un peu plus tard… Au bout de 4 à 5 minutes, j’avais la sensation de traîner une tonne au bout de mon bras et d’avoir la nuque dans un étau. Quoiqu’il en soit, ce fut plutôt rapide : nous y sommes allés à 4 et en trois quarts d’heure tout était plié, le remplissage de fiches, l’entretien avec le médecin, la piqûre et la remise du certificat de vaccination. Personnel souriant et prévenant, charte affichée sur la porte précisant que le candidat doit être traité avec égards, containers spéciaux pour les déchets souillés de sang… Tout semble réglé au petit poil. Sauf que les fiches ne sont pas informatisées. Elles sont remplies à la main, soigneusement empilées en bout de course et le nom de chaque patient est consigné à la plume dans un grand cahier. Question : que va devenir cette masse d’informations ?
Vendredi 27 novembre 2009
Voilà, c’est pour ce soir. Le centre de vaccination m’a accueillie à bras ouverts (enfin, à conversation téléphonique ouverte). J’ai un rendez-vous et les chocottes. La piqûre, c’est juste un mauvais moment à passer, mais après ?
Sur www.bourgogne.pref.gouv.fr/ , dès la page d'accueil, les adresses des 10 centres de vaccination de Côte-d'Or et la liste des communes rattachées à chacun d'entre eux.
Jeudi 26 novembre 2009
Ras-le-bol d’attendre que le facteur dépose dans ma boîte aux lettres le précieux visa pour la vaccination. Et s’il arrivait trop tard ? C’est décidé, j’appelle mon centre de vaccination pour me présenter en candidate libre. On verra bien…
Un numéro de téléphone unique pour tout le département 0 821 444 421, à composer obligatoirement pour prendre rendez-vous. Tout semble parfaitement organisé :
TRANSPORT Grève générale mardi 7 septembre : le réseau de bus perturbé
Par Pierre-Olivier Bobo le 06.09.2010
En raison de la mobilisation générale pour protester contre la réforme des retraites, le réseau de bus Divia devrait être perturbé ce mardi 7 septembre à Dijon.
BONS PLANS Les Entrepreneuriales : les inscriptions vont démarrer
Par Pierre Olivier Bobo le 02.09.2010
Les inscriptions pour le programme "Les Entrepreneuriales" commenceront à partir de lundi 6 septembre. Nous faisons le point sur les modalités du dispositif en Bourgogne.
Ils sont étudiants à l’uB et consacrent une partie de leur temps libre à des projets qui leur tiennent à cœur. Pour le troisième volet de notre série des portraits de l’été, nous avons rencontré Anthony Ghilas, coordinateur des rendez-vous Critical mass à Dijon.
Ils sont étudiants à l’uB et consacrent une partie de leur temps libre à des projets qui leur tiennent à cœur. Aujourd’hui, Charline Garnier nous présente son projet « Health & Care Assistance ».
VIE ÉTUDIANTE Romain Lelièvre, un étudiant aux multiples facettes
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Ils sont étudiants à l’uB et consacrent une partie de leur temps libre à des projets qui leur tiennent à cœur. Pendant l’été sur GENERATIONCAMPUS.COM, découvrez nos portraits de ces étudiants un peu particuliers...