Chalon-sur-Saône veut devenir une référence en matière de formations supérieures aux techniques de l’image et du son. La communauté d’agglomération a développé en effet depuis quelques années des structures institutionnelles dans les techniques du son, de l’image et de la valorisation des contenus multimédia. Notamment avec le pôle Nicéphore Cité, totalement dédié à cette filière et qui est à la fois une pépinière d’entreprises, une société de prestations, une plateforme de ressources et un organisme de formation et de R&D, le tout installé sur le site des anciennes sucreries de la ville. En 2009, Nicéphore Cité a engagé une nouvelle stratégie centrée sur la formation et la R&D ; 2010 voit les effets de cette démarche se concrétiser. « Nous avons établi un catalogue de formations et Nicéphore Cité est devenu un centre agréé de formation continue, indique le directeur du pôle, Jean-Luc Belda. Ce sont les salariés de Nicéphore Cité et/ou les entreprises présentes sur le site qui dispensent les formations. En outre, nous accueillons des formations de partenaires locaux comme le conservatoire, la licence STAIS, les lycées, etc. »
Projet de campus
L’objectif des élus du Grand Chalon est de donner à l’agglo une image attractive pour l’enseignement supérieur, et par conséquent, de séduire les entreprises qui recrutent dans ces filières. Ils ont donc choisi d’occuper des niches pour se distinguer. Et les projets abondent : accueil d’une formation de la prestigieuse Ecole des Gobelins dès ce printemps, création d’une école d’infographie 3D du réseau ARIES pour septembre 2011 (avec 3 niveaux de 30 élèves), réflexion sur la création d’un campus comprenant une école d’art numérique, une école de photo et une école de cinéma… Parallèlement, l’enseignement supérieur se développe hors de la niche image et son avec l’ouverture en septembre 2010 d’une école supérieure de navigation intérieure, localisée dans les lycées, et qui « réactivera la tradition de batellerie qui existait autrefois à Chalon » note Jean-Luc Belda. A terme, elle accueillera 40 élèves sur deux niveaux. Ce qui, avec les autres ouvertures, devrait augmenter considérablement dans la ville la population inscrite en formation supérieure. A condition toutefois qu’il existe une véritable vie étudiante. « Justement, nous sommes en pourparlers pour créer une résidence d’étudiants à proximité de la Sucrerie, et un resto U est prévu sur le site. Quant à la vie nocturne, il y aura prochainement une boîte de nuit, un renforcement du soutien institutionnel à La Péniche, des initiatives comme le festival de musiques actuelles, etc. » Reste à prévoir des lieux dédiés aux sorties des étudiants, tels que les bars. Côté culture, les musées de la ville sont gratuits ; en ce qui concerne les transports, les étudiants ont gratuitement accès aux bus chalonnais et enfin, en matière de santé, le site de la Sucrerie se trouve à quelques centaines de mètres du nouvel hôpital, où une zone de service médical complet devrait permettre aux étudiants d’avoir ce qu’il leur faut sous la main. Tout est à faire, donc, mais les conditions semblent être réunies pour que Chalon (qui accueille déjà trois composantes de l’uB) puisse devenir une vraie ville étudiante.