A l'occasion du Salon de l'apprentissage, le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez a annoncé le lancement des « Ateliers de l’apprentissage » ainsi que d’un outil participatif : le site internet
www.ateliers-apprentissage.fr. Le but est
« d’utiliser ce site internet comme la boîte à idées participative qui va nous faire remonter toutes les idées du terrain », a expliqué le secrétaire d’Etat au quotidien La Tribune (
www.latribune.fr). Laurent Wauquiez souhaite
« qu’on ait au minimum un étudiant sur cinq qui se forme en France par le biais de l’apprentissage. Pour y arriver, on a ouvert sur les deux mois qui viennent ce qu’on appelle les Ateliers de l’apprentissage, avec un groupe d’experts qui vont mouliner tous les problèmes concrets, de terrain, qui sont autant d’obstacles ». Etape suivante : ne conserver
« plus qu’un seul point d’entrée, une seule plateforme » qui permette la mise en place de téléprocédures,
« pour celui qui veut faire de l’apprentissage et celui qui veut accueillir des apprentis dans son entreprise ».
Un guichet unique de l'apprentissage
A ce jour, toutefois, les structures opérationnelles de l’apprentissage n’ont pas vraiment été consultées, si l’on en croit le responsable administratif du Sufcob* et des unités par apprentissage de l’uB, Jean-Michel Dorlet. « Pas encore » précise-t-il. Mais l’initiative ne suscite pas réellement l’enthousiasme : « Un guichet unique, c’est bien si les entreprises l’utilisent, et si ça évite de multiplier à l’envi les "bourses" électroniques dans ce domaine, qui ne sont souvent que des opérations d’annonces. Mais dans le supérieur, ce système de "bourses" n’est pas utile d’une manière générale dans la mesure où les entreprises sont généralement trouvées par les apprentis avant même le début de leur formation. Par exemple, nous avons un master RH pour lequel l’uB met directement en relation les entreprises susceptibles d’être intéressées et les étudiants qui cherchent un apprentissage. » La mesure aura sans doute plus d’intérêt pour les dossiers d’apprentissage portant sur un niveau de qualification moins élevé. Dans le supérieur en effet, l’équilibre semble reposer sur les relations de l’université avec le monde économique, et sur les démarches actives des étudiants vers un employeur potentiel.
Rappelons qu’en France, l'apprentissage progresse dans le supérieur : selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Emploi (et portant sur l’année 2006, eh oui, ça date un peu), le niveau de formation des apprentis augmente : 15 % des nouveaux contrats visent l’obtention d’un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 13 % en 2005. En Bourgogne, le Sufcob estime à environ 450 le nombre d’étudiants du supérieur inscrits en apprentissage en cette année 2009-2010 (hors BTS), dont 273 relèvent de l’uB. Mais il faut préciser que le chiffrage exact est difficile à établir parce que les étudiants sont disséminés dans des structures distinctes qui ne dépendent pas toutes de l’uB, et qu’il n’existe pas d’organisation commune dans ce domaine qui regrouperait toutes les données.
KD
* Service universitaire de formation continue de Bourgogne