Seuls 13 % des établissements d'enseignement supérieur sont dirigés par des femmes selon une étude de la Commission Européenne. Sophie Béjean, présidente de l'UB, constitue par conséquent une forme d'exception. La Commission européenne est très claire : « la progression de carrière des femmes et des hommes connaît une ségrégation verticale par laquelle la majorité des femmes se retrouvent à des positions hiérarchiques plus basses ». Faut-il en arriver à des sanctions financières pour imposer la parité ? Les autres chiffres de cette édition de « She figures », qui livre statistiques et indicateurs sur l'égalité des sexes dans la science, ne sont guère plus encourageants.
Ainsi, les femmes représentent seulement 30 % des chercheurs européens et seulement 18 % des « full professors », le rang académique le plus élevé pour un professeur. Même si le nombre de femmes chercheurs augmente plus rapidement que celui des hommes (+ 6,3 % par an comparé à + 3,7 % de 2002 à 2006), et malgré la hausse de la proportion de femmes titulaires d'un doctorat de 6,8 % pendant la même période, la sous-représentation des femmes dans les disciplines et carrières scientifiques reste un défi sérieux en Europe, insiste la Commission européenne.
L'étude montre que les femmes comptent pour 37 % des chercheurs dans le secteur de l'enseignement supérieur, 39 % dans le secteur public (État), et 19 % dans les entreprises. Elle constate une augmentation du nombre de femmes dans tous les domaines de la science : « la croissance la plus forte a été enregistrée dans les sciences médicales, les sciences humaines, l'ingénierie et la technologie, et les sciences sociales », précise la Commission.
http://ec.europa.eu/research/science-society/index.cfm?fuseaction=public.topic&id=126
Source AEF