Depuis 2008, Dijon a accueilli plusieurs barcamps, ces conférences hybrides en libre accès où les participants peuvent échanger sur des thèmes précis. Grégoire Japiot et Guillaume Sagnes, tous deux impliqués à différents niveaux dans ces nouveaux formats de discussion, nous éclairent sur les origines du barcamp, ses enjeux et la place de l’étudiant au sein de ces événements.
Le concept est né en Californie, dans la Silicon Valley. Tim O’Reilly, fondateur d’O’Reilly Media, une maison d’édition spécialisée dans l’informatique, avait pour habitude d’organiser le Foo Camp, une rencontre annuelle et privée où les invités venaient échanger pendant deux jours sur des thématiques diverses. En août 2005, d’anciens participants du Foo Camp décident de lancer un événement alternatif, plus libre et auquel tout le monde peut participer : le barcamp. Comme le précise Guillaume Sagnes, blogueur et catalyseur des soirées Yulbiz Dijon, « l'avantage de ce format est de pouvoir rassembler des initiés et des non-initiés », autour de thématiques variées. A titre d’exemple, le vin, les médias, l’art ou la ruralité sont les sujets qui ont déjà été évoqués dans les barcamps dijonnais. Se déroulant sous forme de petits ateliers « où chacun est libre de prendre la parole », le barcamp « permet à chaque participant de devenir acteur et initiateur ».
Dijon, une ville collaborative et dans l’ère du temps
Arrivés en France en juin 2006, les barcamps remporteront un franc succès dès les premières éditions à Paris puis Strasbourg. Même effet à Dijon, où l’Artcamp organisé à l’Atheneum sur le campus universitaire en 2008 (premier barcamp à Dijon), rassemblera une centaine de participants. Guillaume Sagnes indique que « Dijon s'est forgée une petite réputation au niveau des barcamps, la ville a la chance d'avoir des habitants un peu "geek", un peu passionnés, et qui aiment partager leurs expériences ». Le partage, l’échange, le co-working, telles sont les valeurs véhiculées par le barcamp, qui « s’inspire également des conférences open-space » note pour sa part Grégoire Japiot, consultant et community manager pour l’agence Les Militants Associés, et organisateur de plusieurs barcamps à Dijon. Ces forums ouverts ont également reçu le soutien de plusieurs acteurs locaux « qui ont fait bouger les choses ». Grégoire Japiot souligne notamment l’implication de Grégory Maubon, chef de projet TIC à la CCI Dijon et d’Isabelle Boucher-Doigneau, responsable communication et mécénat à la DRAC Bourgogne. Emmanuel Mignot (Teletech) et Jean-François Evenou sont également initiateurs de ces barcamps à Dijon.
Un lieu à enjeux multiples pour les étudiants
Reposant sur ce principe d’ouverture, le barcamp permet par ailleurs la rencontre de participants aux profils très variés : de l’étudiant au chef d’entreprise, en passant par les institutions, qui sont de plus en plus présentes à ces événements. C’est alors une possibilité pour les étudiants de rencontrer de potentiels futurs employeurs ou d’enrichir leur carrière professionnelle. Ils peuvent également y développer leurs passions et « profiter de ces moments qui permettent de sortir de l'université », explique Guillaume Sagnes. Ce rendez-vous est « convivial, ouvert, collaboratif et un excellent moyen de partager sa passion ». Sans oublier de mentionner que ces forums sont gratuits et donc adaptés aux budgets étudiants. Après l’Artcamp, le Médiacamp, ou encore le Ruralcamp, de nombreux autres événements devraient se dérouler dans les mois à venir à Dijon. Surveillez vos agendas !
A lire sur GENERATIONCMAPUS.COM :
A lire :