Ce mercredi sortait dans les salles obscures New York, I love you, l'enchevêtrement d'une multitude d'histoires autour d'un thème universel : l'amour.
Comme Paris, je t'aime en 2006, New York, I love you fait partie du projet « Cities of love » imaginé par le producteur Emmanuel Benbihy. Le concept : immersion dans une grande ville emblématique à travers différentes histoires d'amour, de rencontres, de passion ou de séduction, le tout mis en scène par des réalisateurs du monde entier et un casting quatre étoiles.
Ce second volet propose de découvrir New York City, cette ville qui ne dort jamais, de s'imprégner de son ambiance cosmopolite et de son atmosphère bohème. Le défilement des récits nous embarque dans une sorte d'exploration amoureuse des rues new-yorkaises : un plan drague drôlissime au sortir d'un bar, un bal de promo surprenant, deux amants d’un soir qui angoissent de se revoir, un vieux couple qui fête son 63e anniversaire de mariage, un peintre, une ancienne chanteuse d'opéra, un pick-pocket, une prostituée... Autant d'histoires et de personnages pour une mosaïque humaine dédiée à l'amour. Drôle, léger, ironique, mélancolique, touchant, le film emprunte tour à tour différents tons pour finalement dégager une énergie positive et vivifiante.
Mièvrerie ?
Cependant, on peut craindre que certains qualifient ces histoires de pures mièvreries sans en percevoir le côté humaniste. De plus, contrairement à Paris, je t'aime, clairement segmenté en 18 courts-métrages (représentant 18 quartiers de Paris), New York, I love you fait le choix de relier, voire d’imbriquer les 12 histoires qui le composent au moyen de divers plans transitoires peu pertinents. Le montage final a été confié à Randall Balsmeyer, habituellement concepteur de générique. Pour rendre l'ensemble cohérent, les réalisateurs ont dû suivre une même ligne directrice qui malheureusement laisse peu de place à l'expression de leur patte artistique. Avec Paris, je t'aime, le découpage en parties distinctes rendait possible des créations plus originales comme “le quartier de la Madeleine” réalisé par Vincenzo Natali, où l'on suivait le périple nocturne d'un Elija Wood (Frodon dans Le Seigneur des anneaux) littéralement vampirisé ou encore “le Faubourg Saint-Denis” de Tom Tykwer, qui n'était pas sans rappeler son énergique Cours, Lola, cours.
Pour finir, sachez que les prochains rendez-vous « Cities of love » seront Shanghai, Rio et Jérusalem.
Les anecdotes du film
- Le film dure exactement 1h43 soit l'équivalent numérique de “I love you” (I=1; love=4; you=3).
- Scarlett Johanson a fait partie du projet et a réalisé un court-métrage en noir et blanc intitulé “These vagabond shoes”, avec l'acteur Kevin Bacon. Il n'a malheureusement pas été inséré dans le montage final de “New York I love you” mais est disponible sur YouTube : www.youtube.com/watch?v=3lwbuslb9ho
- Brett Ratner, réalisateur de Dragon rouge et X-men 3, a révélé s'être inspiré de sa propre histoire pour écrire son court-métrage où un jeune garçon plaqué par sa petite amie la veille du bal de promo décide d'y aller avec une fille un peu spéciale...
New York, I love you
De Faith Akin, Allen Hughes, Yvan Attal, Mira Nair, Shekhar Kapur, Nathalie Portman, Brett Ratner, Jiang Wen, Jason Reitman, Joshua Marston, Shunji Iwai.
Avec Ethan Hawk, Hayden Christensen, Rachel Bilson, Orlando Bloom, Christina Ricci, Irfan Khan, Shia LaBeouf, Drea De Matteo, Shu Qi, Bradley Cooper, Julie Christie, Nathalie Portman, Andy Garcia, Maggie Q, Robin Wright Penn, Chris Cooper...